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Le surprenant éventail de chansons sélectionnées
dans Higher Ground contribuera certainement à élargir le
public des Blind Boys. Même si, comme le souligne Clarence Fountain,
la différence entre un hit R&B groovy et funky et un sermon
bouleversant n'est qu'une question d'interprétation. Si le message
est fort, il sera perçu. "Si les paroles nous semblent correctes,
nous les chantons," déclare Clarence. "Tant qu'il n'y
a pas de connotations amoureuses ou sexuelles, cela ne nous pose pas de
problème." Et de citer à titre d'exemple "The Cross"
de Prince (extrait de l'album Sign Of The Times de 1987) : "Dans cette
chanson il n'est pas question de sa petite amie, ni de son amour pour elle.
Il parle de la Croix, cela nous convient donc parfaitement."
De même, des titres comme "Many Rivers To Cross" (extrait
de la bande originale du film culte jamaïcain Tout, Tout de suite
(The Harder They Come) sorti en 1973) et "People Get Ready" (un
standard de Curtis Mayfield) peuvent aussi être envisagés
comme de véritables prières. Un aspect que les Blind Boys
savent exploiter à merveille.
"Voilà comment on procède," poursuit Clarence.
"Si une chanson nous convient, on la décortique pour voir si
chaque mot peut s'adapter à la manière dont nous souhaitons
l'interpréter. La musique est la musique et une chanson n'est bonne
que si on la ressent vraiment." Ce nouvel album foisonne d'exemples
montrant le talent des Blind Boys pour 'habiter' certaines chansons (pour
s'en convaincre, il suffit d'écouter leur version de "Me And
My Folks" de Funkadelic enchaînant sur une lecture du 23ème
psaume).
Parallèlement, le désir des Blind Boys de collaborer avec
des artistes issus de la scène rock actuelle montre aussi une réelle
ouverture d'esprit comme en témoigne la présence de Ben Harper
sur plusieurs morceaux. "L'interprétation de "Higher Ground"
est tout simplement extraordinaire," déclare le producteur
John Chelew, qui était déjà aux manettes de Spirit
Of The Century. "Il y a une interaction fabuleuse entre le jeu de
Ben et de Robert. Ça rappelle un peu un disque de Cream. Ben a un
son très psychédélique, tandis que le jeu de Robert
s'inscrit dans la pure tradition boogie, c'est vraiment génial."
Mais ce que John Chelew a apprécié le plus chez les Blind
Boys, c'est leur curiosité et leur désir de travailler sur
des répertoires avec lesquels ils n'étaient pas familiers.
"En général en vieillissant les artistes ont tendance
à être de moins en moins souples," confie-t'il. "Ce
n'est absolument pas le cas de Blind Boys. Ils ont gardé une jeunesse
d'esprit étonnante. Ils nous proposent une version du Christianisme
tellement réconfortante et ouverte qu'il est difficile de dire où
finit l'art et où commence la spiritualité. Ils font abstraction
des étiquettes et des genres."
Et l'infatigable Clarence Fountain de conclure : "Je crois que c'est
un bon album. Je croise les doigts pour un autre Grammy Award."
2001 - Une année bénie pour les Blind Boys Of Alabama
Après plus de soixante ans de carrière, les Blind Boys
remportent leur premier Grammy Award avec Spirit Of The Century dans la
catégorie "Meilleur Album Soul Gospel Traditionnel"
Ils sont nominés au 'Virgin Shortlist Prize' pour leur carrière
Nommés 'Best Of 2001 Editor's Pick' sur Amazon.com
N° 1 du 'Customer's Pick' dans la catégorie Gospel sur Amazon.com
Nominés pour les premiers BBC Radio 3 Awards (R-U)
Cités parmi les albums de l'année dans le magazine Wanderlust
(R-U)
Invités dans certaines des plus prestigieuses émissions télévisées
américaines et anglaises : Letterman, Tonight With Jay Leno, 60
Minutes with Dan Rather, Later With Jools Holland.
"Meilleur album de l'année 2001". Washington Post (Etats-Unis)
"Dans l'impressionnant et superbe Spirit Of The Century
[les
Blind Boys] sont littéralement géniaux." Rolling Stones
(Etats-Unis)
"Magnifiquement enregistré, préparez-vous à
être transporté au fin fond du Sud des Etats-Unis, sur une
route poussiéreuse ou dans une petite église en bois
Soulignons une version du traditionnel "Amazing Grace" écossais
sur l'air de "The House Of The Rising Sun", une chanson du folklore
noir américain." Straight No Chaser (Royaume-Uni)
"Cet album gospel est un pur joyau, idéal aussi bien pour
le samedi soir que le dimanche matin." Dirty Linen (Etats-Unis)
"Une institution depuis leur splendeur dans les années 50,
les Blind Boys sont la preuve vivante que la tradition gospel ne sert pas
uniquement à permettre à Moby de placer ses titres dans des
pubs de voitures
Voilà un album superbe. Il y a certes des
musiciens de grande classe
mais ce sont les harmonies vocales qui
donnent la chair de poule surtout lorsqu'ils concluent avec "This
may be the last time we moan together" (c'est peut-être la dernière
fois que nous nous lamentons ensemble). Que Dieu nous en préserve."
The Observer (Royaume-Uni).
"Frais, accessible, agrémenté d'instrumentations
à la fois originales et ingénieuses."
MOJO (Royaume-Uni)
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